02 août 2008

5 juillet - 2 août : séjour au Mexique puis au Guatemala


1ère partie : Conférence à Cancun
Bon ben la conférence a eu lieu dans un hôtel grand luxe avec la plage de sable privée juste à côté!
Comme la barrière de récifs commence plus au Sud de Cancun, y'a des vagues de malades!
Sinon il fait super chaud et humide, et ça ne me donne pas trop envie de passer le reste de mes vacances dans les environs.

A part ça la conférence c'était super dur et j'ai pas compris grand chose. Mais j'ai discuté avec pleins de gens et j'ai pas mal avancé dans la compréhension de mon sujet, ce qui est déjà pas mal.


2ième partie : le voyage à la wallegaine.
Au début je voulais aller au lac Atitlan au Guatemala en passant par le Belize. J'aurai ainsi pu visiter les sites mayas de Tulum sur la côte Atlantique et Tikal dans la forêt subtropicale du Guatemala. J'ai renoncé à ce chemin pour plusieurs raisons :
- il "paraîtrait" que le Belize est un pays dangereux
- c'est pas trop la saison d'aller dans la forêt subtropicale
- c'est pas sûr que la route pour passer du Belize au Guatemala dans la forêt subtropicale soit praticable et très parcourue...

Comme j'ai pas trop envie non plus de continuer de galérer avec ce climat chaud et humide, je fais aussi une croix sur la péninsule du Yukatan. Tant pis pour le site de Chichen Itza et tous les autres.

Dans ce cas, en route dès le vendredi après-midi à la fin de la conférence (11 juillet) pour San Cristobal de las Casas, une ancienne ville coloniale située à 2300m d'altitude dans la région du Chiapas . Avec les bus mexicains graves en place (TV, climatisation, un siège pour chacun), y'en a eu pour 16 heures de trajet, de nuit bien sûr.
De San Cristobal on peut prendre un bus pour le Guatemala, sauf que ça marche pas le we. Une bonne excuse pour profiter de cette jolie ville où le climat est agréable :

Vite fait je cale mon sac à l'hôtel Santa Clara qui donne sur la place de la cathédrale (très classe, par contre un peu cher : 450pesos= 30€/nuit, en comparaison à ce qu'on peut trouver d'autre dans la ville 100-200pesos/nuit)

Le temps se gâte, ça vaut quand même le coup de se balader dans les rues aux maisons colorées de San Cristobal.
Cette ville est dominée par une colline au Nord-est sur laquelle est construite l'église de Guadalupe.
Vue de cette église :

Le soir en me promenant je tombe sur un concert gratuit à l'Auditorio de Bellas Artes. Ce sont des étudiants en musique de tout le pays qui venaient jouer et chanter des musiques traditionnelles. Il y avait au moins 15 groupes (soit que des filles, soit que des garçons!). Les styles étaient très variés et c'était excellent. Voilà une vidéo.


Pour finir la soirée, une petite montée jusqu'au temple de San Cristobal...
d'où on peut voir les lumières de la ville.


dimanche 13 :
journée de tourisme organisée pour visiter:
(1) las cascadas Agua Azul
(2) la cascade de Misolha
(3) le site Maya de Palenque :

C'était intéressant mais ça fait beaucoup de voiture dans la journée.


lundi 14 :
depuis 2 jours, les gens que je rencontre me déconseillent d'aller au Guatemala, parce qu'il y a beaucoup plus de pauvreté et donc d'insécurité. C'est vrai que d'après mon guide, le gouvernement guatemaltais a peu de contrôle sur la population majoritairement maya. Du coup on ne sait pas ce qu'il s'y passe. Mais mon guide dit aussi que le Guatemala est un pays pour les randonneurs, et qu'il y a plein d'écoles de langue espagnole pour les touristes.

Donc c'est parti pour le Guatemala.
Je pense que le bus du matin va directement à la Cuidad de Guatemala, mais il était complet. Du coup j'ai pris le suivant qui m'a seulement amené à la frontière. A partir de la c'est l'aventure. après un passage à la douane pour faire un tampon sur le passeport, il faut prendre un taxi qui te mène à la vraie frontière: le village guatémaltais de Mesilla. C'est très peuplé et il y a des commerces - bazars tous les 3 mètres. J'ai pas l'impression qu'il y avait beaucoup d'autres touristes comme moi ce jour-là. Maintenant J'ai deux choses à faire : me procurer des quetzals, la monnaie locale, et trouver la station de bus. Il y avait 2, 3 arnaqueurs qui voulaient m'échanger des pesos contre des quetzals à un taux aberrant, mais à part eux les gens m'ont aidé. En fait il fallait traverser tout le village pour trouver une banque et la station de bus. Sur le chemin j'ai acheté un truc à manger, histoire de m'habituer à la nourriture locale : des tortillas avec une mixture de viande et d'oignon très épicée, super bon!
A la station de bus c'est un peu différent de ce que j'ai vu au Mexique. Déjà on est à l'extérieur sur de la terre avec pleins de ravines partout. Les bus sont beaucoup plus petits et très colorés : on dirait des bus de cirque. Il y en a au moins 15 dans un espace très réduit. Et puis il y a plein de monde. Pour résumer c'est le gros bordel. Chaque bus a son conducteur ainsi qu'un garçon chargé de le remplir au maximum et de mettre les gros bagages sur le toit du bus. En fait chaque ville à son petit nom en langue locale, Quetzaltenango est appelée Xela (prononcer shéla), Huehuetenango est appelée Huehue (prononcer ouéoué). Ca gueule dans tous les sens : shéla shéla shéla! ouéoué, ouéoué ouéoué! et plein d'autres trucs que je sais pas. En fait ils parlent mam pour la plupart...
Bonne ambiance!
Au début je voulais aller à Quetzaltenango, une ancienne ville coloniale entourée de volcans et où il est possible de prendre des cours d'espagnol. En fait je suis monté dans un bus qui allait à Huehue, et il fallait que je fasse un changement. Dans le bus on s'entasse un truc de fou! C'est pas aussi confort que dans les bus mexicains... par contre ça coûte quasiment rien. La route remonte une rivière, les paysages sont très beaux. C'est aussi impressionnant le nombre de gens qui ont leur maisons au bord de la route, et le bus ne cesse de s'arrêter. Il y avait même une école, et c'était pile la sortie des classes.
Finalement le temps passe, et je me souviens que d'aprés mon guide, Huehue est à la porte des montagnes Cuchumatanes, où les populations maya qui y vivent ont conservé leur traditions. Du coup ça part de là je m'arrête à Huehue pour passer la nuit.



mardi 15 :
après une relecture de mon guide, c'est claire que je dois faire un tour à Todos Santos, un village mam perdu dans la montagne. Un bus y mène. Par contre celui que je prend me laisse à Tres Caminos. C'est certainement parce que j'ai dit au gars que je voulais randonner (quiero caminar!), et qu'on s'est mal compris.
Dans ce restaurant (comedor) j'ai vraiment bien mangé.

Puis j'ai demandé où c'était Todos Santos, et on m'a dit à 3heures de marche en continuant sur la route. Alors je suis allé dans les pâturages sur le côté de la route, et des gens m'ont indiqués des chemins beaucoup plus sympathiques.


J'ai croisé quelques personnes sur le chemin. Des gens qui vivent en autonomie, et qui n'ont a priori aucune source de revenue. Un garçon m'expliquait qu'il voulait apprendre l'anglais, il voulais un livre. Je ne suis pas arrivé à savoir son adresse, je crois qu'il avait une situation très précaire. Il ne vivait pas chez ses parents, mais dans une maison perdue dans cette montagne chez des gens.


Plus tard j'ai croisé un gars de mon âge qui m'a accosté en anglais. En fait il a vécu plusieurs années en Californie et voulait pratiquer son anglais avec moi. Lui aurait voulu un dictionnaire pour se perfectionner. De toute manière il comptait y retourner pour travailler. Je suis pas arrivé à savoir s'il préférait la vie à l'ancienne dans sa famille où la vie à l'occidentale aux Etats-Unis.
A un moment donnée une gamine m'a crié : "Como estas gringo!"
....esta bien.....
Finalement j'ai récupéré la grande route et intercepté un bus pour Todos Santos.

C'est un trés jolie village, pas si pommé que ça finalement.
Todos Santos a toujours attiré les touristes à cause de la culture mam. Ce soir je dors à l'hôtel (une nuit pour 35 quetzal = 3€).

A Todos Santos y'a une association qui organise des cours d'espagnol et de mam pour les touristes : Hispanomaya. Par l'intermédiaire de cette association, il est aussi possible de loger dans une famille du village. Ceci permet d'aider financièrement ces familles tout en leur apportant quelque chose d'autre. Et puis le but premier de l'association est de récolter de l'argent pour scolariser les enfants les plus pauvres de Todos Santos. Le coordinador d'Hispanomaya s'appelle Lucas, et vient d'Angleterre. Il connaît les familles et les professeurs, et fait l'intermédiaire avec les touristes. N'importe qui peut prendre sa suite lorsqu'il partira, c'est un travail comme un autre. Son salaire dépend cependant du nombre d'élèves inscrits à Hispanomaya. Du coup ca me tente bien de participer à ce truc et je prévois de prendre des cours pendant 2 jours, tandis que Lucas me donne des idées de randonnée dans le coin. Le deuxième jour je dormirai chez une famille, pour ensuite reprendre la route vers Quetzaltenango.


mercredi 16 :
randonnée le matin.

l'école Hispanomaya:
vue sur Todos Santos:

village traditionnel au col:


autre vue de Todos Santos:
église de Todos Santos:
rue principale avec un bus de cirque:

l'aprés-midi j'ai pris un cours d'espagnol avec Polo (Leopoldo). Il est instit' à l'école primaire le matin, et l'après midi il donne des cours à Hispanomaya quand il y a des étudiants.

En discutant de choses et d'autres, il m'a expliqué comment le gouvernement guatémaltais est corrompu.
En fait il y a un groupe de familles très riche au Guatémala qui donne de l'argent aux candidats à la présidentielle avant les élections. Du coup celui qui a le plus magouillé peut visiter le plus de villages reculés dans le pays. Les gens se disent alors que si ce candidat est venu les voir, c'est qu'il s'intéresse à leur problèmes. Mais quand il est élu, il s'est trop corrompu avec les familles riches pour pouvoir faire comme il veut. Au final le gouvernement ne fait pas grand chose.

il m'a aussi expliqué qu'en ce moment il y a une réforme de l'éducation au Guatemala. Jusqu'à présent il y avait deux types d'écoles (primaire, secondaire) : celles "del govierno" et celles "del programa". Ce sont toutes des écoles gratuites. Puis il y a une école dans chaque petit village, ce qui fait que ce sont les "maestros" qui doivent se déplacer. C'est-à-dire que s'il y avait seulement une école dans la grande ville la plus proche, il y aurait certainement beaucoup moins d'enfants qui iraient à l'école.
Dans les écoles del govierno", les "maestros" ont leur emploie à vie, et il y a des abus parce qu'il n'y a pas beaucoup de contrôles. Par exemple, si l'école est super loin, le "maestro" prend son lundi pour s'y rendre, et commence son cours le mardi. Pour la même raison il finit son cours le jeudi.
Dans les écoles "del programa" c'est plus tendu de faire ça parce que les "maestros" doivent rendre des comptes chaque année aux organisations privées qui financent.
En pratique, les écoles "del programa" marchent mieux que celles "del govierno".
Aujourd'hui, le gouvernement veut unifier ces deux systèmes, et avoir uniquement des écoles "del govierno". C'est mieux pour la conditions des "maestros" qui auront tous un emploi à vie, mais le niveau de l'enseignement risque de se dégrader.
A mon avis, il suffit juste que le gouvernement durcisse son contrôle dans les écoles, mais c'est pas gagné.


jeudi 17:
randonnée le matin à la Torre.

Jojo en costume traditionnel de Todos Santos!
vue sur les volcans du Guatemala:
la vallée de Todos Santos:
Sur le retour j'ai discuter avec un gars de mon âge qui travaillait dans son petit lopin de terre. Il voulait apprendre l'anglais. Cette fois-ci j'ai pu récupérer son adresse, donc je vais essayer de lui dégoter une méthode assimil d'anglais en espagnol!
Ce soir je dors dans une famille du village : Rosa qui vit seule avec ses trois enfants : Eric, Christian et Griselda. En fait j'ai mal à la tête à cause du Soleil je pense, donc je vais peut-être pas reprendre la route tout de suite et me reposer ici quelques jours de plus.


vendredi 18:
C'est décidé je reste une semaine de plus à Todos Santos! L'aprés midi il y a des cours d'espagnol et je vis avec la famille de Rosa.
Ca coûte 1250 quetzals = 110€/semaine pour les cours et tous les repas avec la famille.
Faut juste que je me trouve une activité pour la matinée.


samedi 19:
Avec d'autres étudiants et des gens du villages, on est allé à la fête annuelle de Huehue.




dimanche 20:
repos pour moi. J'en profite pour travailler sur un projet d'article pour ma thèse.
Pendant ce temps la Rosa fait sécher au soleil des fils de coton qu'elle a trempé dans une mixture à base de farine de maïs. Ensuite elle va faire du tissage. C'est une vêtement traditionnelle pour sa fille qu'elle mettra à la fête annuelle de Todos Santos à la Toussaint. Le tissage à la main c'est un truc de malade, Rosa en a au moins pour un mois de travail.

rue où habite Rosa.

la petite Griselda!En fait Rosa n'a pas de travail à Todos Santos. Sa principale source de revenue vient de l'association Hispanomaya. Elle envisage éventuellement de retourner aux États-Unis où il y a plus de travail, même pour ceux qui n'ont pas de qualification (je me trompe peut-être, mais il me semble qu'en France ce n'est pas le cas). Par contre elle a un lopin de terre, de la volaille, une truie, des cochons, ce qui lui permet d'entretenir un petit commerce.
Et puis elle a des frères aux États-Unis qui lui donnent de l'argent de temps en temps...
Et puis elle est très croyante.
Au final, on mange bien et suffisamment chez elle.
Je ne pense pas que son cas soit très différent des autres familles de Todos Santos.


semaine du 21 au 27
le matin j'aide Deciderio , un "maestro del govierno" à l'école primaire de Tzunul, à 20min en voiture de Todos Santos. Au Guatemala les grandes vacances on lieu plus tard en décembre-janvier.
Deciderio a une classe de plus de 60 minos entre 5 et 8 ans. Je m'occupe des plus petits (les faire dessiner, compter jusqu'à 10, jouer au foot).

A la pose il y a un repas offert pour les enfants:
Un jour il y avait des travaux dans la cours et Deciderio m'a laissé seul dans la classe.
Le oaï!


Cette semaine c'était la fête de toutes les écoles autour de Todos Santos.

élection de la reine:
des joueurs de marimba, un sorte de grand xylophone:
court film de la soirée dansante:



bonne ambiance à l'école Hispanomaya (mon prof d'espagnol à gauche).
un danois a pris une photo dégaine de moi...

quelques photos de Todos Santos le matin:



Rosa à sa cuisinière au feu de bois:
Ca vaut certainement le coup de s'investir plus dans la vie du village, à voir pour une prochaine fois!


lundi 28:
marche de 6heures pour rejoindre San Juan Atitan, un autre village traditionnel.
Les gens sur la route m'ont indiqué le chemin.












Arrivée à San Juan, un joli village de montagne:



Une camionette me ramène à Huehue, d'où je prend un bus de cirque pour aller à Quetzaltenango (Xela), l'ancienne ville coloniale où je voulais aller.
un hôtel pas cher du tout (35 quetzals=3€/nuit) à 2min de la Parque Centrale (image ci-dessus).
Parque Centrale de Quetzaltenango de nuit.



mardi 29:
Aujourd'hui j'ai envie de me promener en montagne.
bus pour Zunil pour me rapprocher des volcans (à 30min de Quetzaltenango) :


Un pick-up me propose d'aller à la source d'eau chaude "Fuentes Georginas" pour 50 quetzals.
Ca part de là.
Finalement je reste pas dans cet endroit...
...et je prend le sentier de randonnée qui démarre là.

Y'a beaucoup de végétation. Je fini par arriver à un point de vue sympa.
Je prend un autre sentier parfois difficile à suivre pour monter sur la crête:

Dans le fond, Quetzaltenango:
Au retour, impossible de retrouver le sentier pour rentrer à la source d'eau chaude. A la place je tombe sur un chemin bien tracé.
Je rencontre un gars qui ramenait du bois. Apparemment le chemin mène à Zunil: nickel!
Le brouillard tombe.
Finalement je retombe sur la route principale et je reprend un pick-up (10 fois moins cher que celui du matin...)

Eglise de Zunil:
les bus de cirque:
Zunil:
retours à Quetzaltenango et vue de nuit de l'hôtel sur la ville:


mercredi 30:
maintenant je dois rentrer à la Cuidad de Mexico où j'ai mon avion vendredi en début d'après-midi. Je prend un peu d'avance parce que j'ai rien planifié.
Les bus du Guatemala s'arrêtent tout le temps, et à chaque arrêt des gens rentrent dans le bus pour faire la manche, vendre de la nourriture ou tout autre sorte de bricoles.
Finalement j'arrive à Mesilla à la frontière du Guatemala, et un taxi me mène au poste de frontière mexicain 4 kilomètres plus loin.
Un passage à la douane pour faire un autre tampon sur le passeport et c'est la fin de mes aventures au Guatemala.
Un bus mexicain grave en place me ramène à San Cristobal de las Casas en fin d'aprés-midi, où je décide de passer la nuit.


jeudi 31:
promenade dans San Cristobal












Puis bus de nuit pour la Cuidad de Mexico et avion de retour pour la France. Dans l'avion j'étais à côté d'une française qui m'a expliqué ses vacances de un mois au Mexique. Ca a l'air tout aussi majeur que le Guatemala!

30 juillet 2008

des nouvelles de Quetzaltenango, Guatemala

ma semaine a Todos Santos s'est bien passee. J'en raconterai plus avec les photos.
Histoire de pas rester tout le temps au meme endroit j'ai fait un saut a Quetzaltenago, une ville coloniale entouree de volcans. Y'a plein de choses a faire ici, et ca vaut le coup d'y revenir pour y passer plus de temps.
Demain (mercredi) je reprend le bus pour le Mexique. Dans 2 jours et demi j'ai mon avion de retour a Mexico City.

23 juillet 2008

des nouvelles de Todos Santos, Guatemala

Tout bien réfléchi j'ai préféré rester une semaine de plus a Todos Santos.
Avec l'association "Hispanomaya" je prend des cours d'espagnol l'aprés midi. Avec le prof, nous passons surtout notre temps a discuter sur la réforme du systeme d'éducation au Guatemala qui a lieu en ce moment.
J'expliquerai plus tard parce que c'est assez compliqué, mais trés intéressant.
Le matin j'aide un maitre d'école. Il a deux classes dans la meme salle : les primaires (6-7 ans) et les pré-primaires (5-6 ans). Ils sont plus de 60... Ils comprennent pas trop bien l'espagnol alors il faut leur parler mam... Je suis sensé m'occuper des petits : les faire dessiner, réviser a compter jusqu'a 10, les faire jouer... Hier le maitre etait occupé a couler du béton dans la cours d'école, et m'a laissé seul toute la matinée avec les 60 minos. Ils sont trés dissipés, surtout les p'tits gars. Quand ca devient trop le oaï dans la classe on va au stade de foot. En général les mecs se ruent sur la balle et les filles restent a l'écart. Par contre en faisant semblant d'entonner une chanson, elles sont parties, se mettent a faire la ronde, a jouer ensemble. Au bout d'un moment certains garcons nous rejoignent, et foutent le oaï dans le jeu des filles... alala... On passe un bon moment!
J'ai trés peu d'autorité sur ces lascars. De retour en classe, certains se dessinent des moustaches sur le visage avec les feutres pour écrire au tableau... mamamia!
Bon... aujourd'hui c'est mercredi, donc y'a pas école. ouf!
Sinon je dors dans un famille du village. Ca fait une expérience authentique.

16 juillet 2008

Bon ben, je me plais bien au Guatemala!

Déja c'est beucoup moins touristique que le Mexique, donc l'organisation du voyage c'est a la wallegaine!

Un bus "de cirque" m'a emmené par hasard a Huehuetenango (prononcer ouéouéténango). C'est la porte d'entrée pour aller sur le haut plateau Cuchumatane, un lieu mythique.
Le jour suivant j'ai repris un bus "de cirque" pour aller a Todos Santos Chuchumatane, un lieu trés reculé dans la montagne. Le conducteur m'a laissé a Tres Caminos et j'ai continué la route a pied en passant par un chemin détourné a travers les hameaux locaux.
Je ne pense pas qu'il y ait de carte de cette endroit, ce qui m'a forcé a aller vers les gens et a faire des rencontres inoubliables.
A Todos Santos les gens parlent le mam. La plupart connaissent l'espagnol ce qui permet d'échanger. Ils sont tous habillés en costume local trés coloré et trés joli. Je m'en suis acheté un et je vais me promener avec dans tout le Guatemala! Niveau potentiel ca dépasse le "marcel d'hiver"!

Je vais rester quelques jours dans ce village parce qu'il y a un association locale qui organise des cours d'espagnol et des sorties en montagne. Rien de tel pour rencontrer les gens.
Le but de cette association est de recolter de l'argent pour scolariser les plus défavorisés. J'en dirai plus une prochaine fois.

14 juillet 2008

quelques nouvelles du Mexique!

La conference a Cancun s'est bien passée : hotel de luxe, plage... et puis des présentations trés intéressantes sur comment les goutelettes se forment dans les nuages!

Aujourd'hui je suis dans le Chiapas á San Cristobal de la Casas : une ville d'altitude ou le climat est beaucoup plus agréable que la chaleur et l'humidité de Cancun.

Hier j'ai fait le touriste pour aller voir les ruines maya (site de Palenque), et y'avait que des mexicains dans le groupe. He hablido español todo el dia.... vive la méthode assimil!

Tout de suite je prend le bus pour le Guatemala. Y'a deux villes qui m'interessent : Antigua Guatemala et Quetzaltenango. Ce sont des villes d'altitude entourées de montagnes. Ca va le faire grave!

ciao

04 juillet 2008

On est encore super tôt dans la saison des ouragans du bassin Atlantique, mais y'a déjà une tempête tropicale qui s'est formée au large de l'Afrique de l'Ouest. Elle s'appelle Bertha.

voir le rapport du "National Hurricane Center"

A titre de curiosité j'ai composé un petit film avec les images Meteosat en libre service sur le site de Dundee :


A suivre....
j'ai trouvé ce que je vais faire plus tard:

travailler au Meteorologisk Institutt

pour plus de précisions sur leur travail de recherche: ici
Lorsque un thésard de l'ONERA soutient sa thèse, la tradition est de lui offir un "cadeau concept" pour son pot de thèse.
Félicitation Claire!

Voilà.... j'avais envie de partager ça.

Sinon je pars demain au Mexique pour un mois. A la wallegaine degaine fire!

30 juin 2008

Il est grand temps de reparler un peu de montagne dans ce blog!

28 juin : escalade à la dent d'Orlu avec Clément

Départ la veille histoire de pas se lever trop tôt.
Au programme de la journée, les Enfants de la Dalle, 18 longueurs de 5c-6a puis une course d'arête.

Y'a 5 ans je faisais cette voie pour la première fois avec Matth et la descente de la voie s'était terminée en traversée expo sur des jonquilles... l'agonie.... et y'avait Fraco qui nous attendait en bas... bons souvenirs.


Cette fois-ci on était averti, alors on ne s'est quasiment pas trompé sur l'itinéraire de descente.

Quelques photos de cette superbe journée:





27 juin 2008

Aujourd'hui j'ai envie de faire un point sur ma thèse.

Jusqu'à présent je me suis intéressé à une question :
- d'où provient l'énergie des perturbations de l'Afrique de l'Ouest qui se transforment en cyclone ?

Il y a deux possibilités :
- 1er cas : transfert direct d'énergie cinétique de l'environnement grande échelle (jet d'Est africain, jet d'Est tropical) à la perturbation. On parle dans ce cas de croissance barotrope.
- 2eme cas : transfert indirect où c'est l'énergie potentielle de l'environnement qui se transforme en énergie cinétique. On parle dans ce cas de croissance barocline.

Tout les météorologistes savent trés bien que les tempêtes des moyennes latitudes ont une croissance barocline alors qu'aux tropiques les tempêtes ont plutôt une croissance barotrope.

Mais en Afrique de l'Ouest on ne sait pas trop ce qui se passe, à cause du Sahara qui est une source d'énergie potentielle certainement non négligeable. Et puis dans cette région il n'y a pas trop de données donc les travaux qui ont été réalisés jusqu'à présents sont assez approximatifs. En tout cas les scientifiques disent depuis 40 ans que les perturbations de l'Afrique de l'Ouest (ondes d'Est africaines) ont une croissance à la fois barotrope et barocline.

Une question ouverte reste le rôle joué par les systèmes nuageux dans cette croissance énergétique. Un nuage correspond en effet à de la condensation de vapeur d'eau, ce qui réchauffe l'atmosphère et augmente l'énergie potentielle. Les gros systèmes nuageux se formant pendant la mousson en Afrique de l'Ouest favoriseraient donc la croissance barocline des ondes d'Est africaines. C'est en tout cas ce que suggèrent pas mal de personnes.

Et ben moi je dis que non. En fait les nuages apportent de l'énergie potentielle entre 4000m et 12000m, mais celle-ci n'est pas convertie en énergie cinétique. En fait la croissance de l'onde d'Est africaine se passe plutôt vers 3000m avec une transfert direct d'energie cinétique du jet d'Est africain à la perturbation.

J'obtiens des résultats différents de ce que les gens racontent, peut-être parce que mon analyse est fondée sur un cas d'étude réel, alors que jusqu'à présent ces gens travaillaient sur des cas idéalisés, où bien sur des moyennes de plusieurs cas réels. Peut-être aussi que mon cas d'étude n'est pas représentatif.


A la fin de la semaine prochaine je pars à Cancun pour présenter ça. Voilà mon poster. Normalement j'ai aussi un oral sur le même sujet.


site internet de la conférence

Personnellement je trouve que c'est trés passionnant et que ça vaut bien quelques week-end de travail.

16 mai 2008

j'ai trouvé une vidéo sur internet de l'épisode de grêle d'hier soir,

vidéo

Ca fait un souvenir!

08 mai 2008

26 avril - 8 mai: voyage en Floride

1ère partie:
la conférence d'Orlando a eu lieu toute la première semaine à l'hôtel "Windham Resort" ultra chic!
Ma présentation était lundi matin, le top!



On en a tous bien profité! (Moi un peu moins parce que j'avais la tourista.... je me demande comment j'ai chopé ça d'ailleurs)

Un soir on est allé dans un espèce de "downtown reconstitué" pour touristes....
avec des parcs d'attraction bizarres au bord de la route...

A part ça la conférence c'était de la balle! Y'avait les gens de la Réunion, de la Guadeloupe, des québécois, pleins d'américains et d'européens aussi. Et puis beaucoup d'asiatiques. On avait tous un point commun: les ouragans!
Ont défilé toutes les grosses pointures du domaine: impressionnant.
Y'a eu un moment un peu drôle avec un certain Bill Gray (agé d'au moins 80ans) qui nous a fait un "one man show" du style:
"oui, tout ça... la température de la mer n'a aucune influence sur l'activité des ouragans, l'augmentation du taux de CO2 encore moins.... etc... Depuis le début de ma carrière, tous mes concepts se sont avéré vrai avec le temps (phrase écrite en noir sur blanc sur son power point!). Aussi le paramètre important pour les ouragans c'est le taux de salinité dans la mer, alors aujourd'hui je vais vous parler de SEL..."

Tout ça pour dire que le ouragans on y comprend que dalle, et c'est sujet à des discussions très vives dans la communauté scientifique.

A la fin de la semaine on est allé danser à "Wall Disney Downtown"..... Soit....


2ième partie:
direction Miami (par avion) où j'ai loué une voiture.

Au programme:
- tentative de visiter les alentours pendant le we,
- rencontrer les gens du Hurricane Research Division (HRD) et du National Hurricane Center (NHC) en début de semaine.

le we:
voilà ma voiture: une automatique.
Vu que j'étais tout seul au volant, j'ai grave grave galéré pour trouver mon chemin... en gros j'ai passé ma vie dans la voiture...
j'ai fini par comprendre que: "SW 17th str" c'est le 17ième rue dans le quart Sud Ouest de la ville, orientée Est-Ouest, et que "SW 17th ave" siginfie la même chose, si ce n'est que la rue est orientée Nord-Sud. La ou ça se complique, c'est qu'il y a des rues obliques. Bon... Quand on a compris ça et qu'on s'est bien repéré dans l'espace, c'est très simple.

samedi:
Concrètement je suis allé à Flamingo à la pointe Sud-Ouest de la Floride, en plein dans le parc des Everglades.

D'après ma carte y'avait de quoi dormir, mais apparemment ça a été méchamment dévasté par les ouragans de l'année 2005, et abandonné depuis. Du coup c'était pas mal la loose vu que j'avais strictement rien pour bivouaquer.

J'aurai pu me joindre à une bande de cubains qui faisaient la fête, mais j'avais trop besoin de dormir après la soirée misérable de la veille à "Disney Downtown", le lever à 5h15 pour prendre l'avion, et les au moins 6heures de bagniole.... (en comptant les looses)

Juste une petite ballade pour m'assurer qu'il reste bien un coin de nature préservé dans ce parc.
Effectivement y'a l'air d'avoir un bon potentiel "Zavkhanmandal" : Genre partir en canoë sur un itinéraire d'une semaine ou plus. On peut faire des bivouacs sauvages sachant qu'il faut se renseigner à l'entrée du parc moins de 2 jours avant de partir pour savoir où se promènent les crocodiles... A part ça y'a grave de moustiques.
La meilleure saison c'est janvier, février et mars.

Donc comme je l'avais dit ce soir c'est la loose, alors je reprend la voiture à la recherche d'un endroit pour dormir.
A un moment je tombe sur une bâtisse bizarre qui pourrait éventuellement ressembler à un hôtel... Je rentre dans l'enceinte, un flic arrive, c'est une prison....
Au moment le plus désespéré je tombe enfin sur un hôtel, vraiment pourri mais c'est pas grave.

dimanche:
le matin en sortant ma voiture du parking y'a un espèce de gros mastoque américain qui s'avance vers moi: "don't touch my truck", Je crois qu'il m'aurait buté si j'avais éraflé son 4x4... Bon, je me casse, direction les Keys.

Finalement je vais jusqu'à Key West, parce que y'a des constructions tout le long, et que c'est pas du tout pittoresque. Pour profiter des Keys, je pense qu'il faut s'arrêter dans les hôtels, et accéder aux plages privés. Y'a un endroit vers Key Largo où ils louent du matos de plongé, en y re-réfléchissant ça doit être pas mal. Ce sera pour une autre fois. Par contre sur la route y'avait des sacrés ponts, c'est vrai que c'est classe. Enfin... ça vaut pas les îles Lofoten.

Je me suis juste arrêté à Key West pour me baigner, et je suis reparti...
pas terrible comme we....
Le problème en fait c'est la distance. J'aurai du rester à Miami et profiter de la plage, je pense que ça aurait été tout aussi bien.

début de semaine à Miami:

vu de l'hotêl:
Je trouve que ça ressemble à New York, mais en fait ça doit être pareil dans toutes les grandes villes américaines.
Par contre y'a le port de Miami rempli d'hispanophones. Sans mentir, c'est la fête tous les soirs.
En fait Miami c'est un peu comme à Cuba.

En plein milieu de la place, y'a une affiche que j'ai beaucoup aimé, et je trouve qu'elle a tout à fait sa place dans mon blog....

lundi: direction le Hurricane Research Division (HRD) sur Virginia Key, un petit coin de paradis quand même.
sur la photo ci-dessus, Jojo et Rob Rogers, un gars qui tombe pile poil au bon moment dans ma thèse pour me donner les bonnes idées.

Par contre le soir c'est re- la-loose.... En essayant de me garer prés de Miami Beach, j'ai enfermé mes clefs dans la voiture sur une place en interdiction de stationner devant un hôtel... Un gars arrive 1 heure aprés pour ouvrir la voiture en 30s... Je ne donne pas plus de détails...

mardi:
Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec Chris Landsea au National Hurricane Center (NHC), le centre prévisionnel des ouragans. J'arrive la-bas à 11heures (je passe les détails....). Y'a deux visiteurs coréens qui sont déjà là, et Chris nous explique comment ils font pour prévoir les ouragans: leurs trajectoire, intensité, les inondations occasionnées lorsqu'ils touchent la terre.
On a même eu droit à une interview en directe de la télé locale où il a expliqué:
1) qu'un ouragan de très grande intensité a été observé à Miami en 1926, et qu'il n'y a aucune raison de penser que celà ne se reproduise pas un jour,
2) qu'ils vont tester cette année une nouvelle technologie: un radar embarqué dans l'avion qui vole dans l'ouragan. Ce radar permettra de mesurer le champs de vent et de température toutes les 15min. Ces données seront ensuite assimilées de manière opérationnelle par des modèles météo à haute résolution (9km) pour faire de la prévision.

En fait depuis les 5 dernière années, on est passé du stade où la prévision se faisaient uniquement à l'aide de statistiques sur les observations des années précédentes, à un stade où la prévision numérique est maintenant prépondérante. C'est à dire que certains résultats de la recherche ont été appliqué à l'opérationnel.

En fin d'après-midi je prend ma revanche de la veille pour voir à quoi elle ressemble cette plage de Miami.
En gros c'est un peu comme la pointe rouge à Marseille: du sable pas terrible et une eau peu profonde sur 100m.
En fait y'a des endroits qui sont mieux à Miami, mais faut connaître.

Miami downtown, de nuit:

mercredi:
Aujourd'hui je retourne au Hurricane Research Division (HRD) sur Virginia Key pour donner un séminaire... et oui je commence à avoir quelques résultats!
Les commentaires de tous ces spécialistes sont extrêmement bénéfiques pour la suite de ma recherche.

Je rencontre Alex, un suisse qui a fait sa thèse à Oklahoma et qui est maintenant en post-doc au HRD. Il travaille sur l'activité électrique des ouragans, et c'est passionnant. Puis il m'emmène à Key Biscayne (juste aprés Virginia Key) où y'a les bons plans de restaurants cubains et de plages peu fréquentées, en tout cas en semaine.
Le pied quand on travaille au HRD se serait d'habiter la. Mais c'est hors de prix et les gens se tapent la circulation de Miami tous les jours.... l'horreur....

Et c'est la fin du voyage, il est temps de passer à l'épreuve finale: rendre la voiture de location... Bon ben... Ca s'est finalement pas trop mal passé....

je prend le temps de faire quelques photos:


Miami de nuit vue d'avion c'est très surréaliste. C'est vrai que c'est beau mais ça fait peur aussi, je trouve.


Conclusion:
professionnellement parlant, ce voyage était génial. Faudrait que j'aille passer un an la-bas pour vraiment m'approprier ce que ces gens la ont à m'apprendre.... Je ne suis quand même pas complètement enthousiaste.

25 avril 2008

Demain je pars à Orlando (Floride) pour participer à la 28ième Conférence sur les Ouragans et la Météorologie tropicale.

programme de la conférence: ICI

Sinon pour ma thèse j'ai attaqué le noyau dur.

Explication: pour comprendre une situation qui a donné lieu (ou pas) à un cyclone tropicale, on utilise des "concepts metéo".
A l'origine, ces "concepts météo" ont été crée pour faciliter l'analyse d'une situation météo à grande échelle (100-1000km) aux moyennes latitudes (chez nous). Ca marche pas trop mal, mais l'analyse à fine échelle (10km) n'est pas encore au point, d'où les limites des prévisions météo en général....
MAIS aux tropiques ces "concepts météo" s'appliquent trés mal... (force de Coriolis beaucoup plus faible, convection nuageuse beaucoup plus intense, fortes vitesses verticales dans les nuages qui doivent être prises en compte...)
Comme on a rien d'autre pour l'instant, on s'acharne à utiliser ces "concepts météo" (foireux?), ce qui aboutit à des incohérences....
Genre on constate que l'énergie cinétique de la perturbation atmosphérique augmente, alors que le "concept météo" (qui permet de calculer "a posteriori" les termes sources à l'origine des variations d'énergie cinétique) donnent une diminution... (ikke bra)
Du coup on triche pour avoir des résultats cohérents mais c'est pas terrible....

En ce moment j'essaye d'adapter ces fameux "concepts météo" pour la situation météorologique que j'étudie....
Enfin j'essaye de faire un truc un peu plus rigoureux au lieu d'appliquer des "équations diagnostiques" à l'arrache et de s'étonner à la fin sur les résultats contradictoires qu'on obtient....
En gros c'est une histoire d'approximations qu'il faut faire au bon endroit tout en réfléchissant au sens physique... Plus facile à dire qu'à faire...


Aprés la conférence je vais à Miami pour visiter le National Hurricane Center, et peut-être aussi faire un séminaire à l'université de Miami.
C'est à dire qu'avec les "fameux concepts météo" j'ai réussi à avoir des "pseudo résultats" sur trois cas d'étude de l'année 2006:
- la dite "Perturbation D" observée pendant la campagne AMMA
- la perturbation qui a donnée naissance à la tempête tropicale Debby
- la perturbation qui a donné naissance à l'ouragan Helene


carte des tempêtes et cyclones tropicaux de l'année 2006: ICI

En gros y'a des anomalies de tourbillon cyclonique qui naissent en Afrique Centrale vers 3000m d'altitude et qui s'intensifient aux fur et à mesure qu'elles s'avancent vers la côte Ouest africaine. Ces anomalies de tourbillon sont appelées "ondes d'Est africaines", vu qu'il y en a une tous les 4 jours. C'est bien connu que ces ondes sont les précurseurs des ouragans dans le bassin Atlantique, mais on ne comprend toujours pas pourquoi si peu ont finalement une évolution cyclogénétique. Le but de ma thèse est d'étudier en détail quelques cas qui se sont ou pas développés, afin d'apporter des éléments d'explication à ce problème.

L'intérêt de ma thèse est plutôt pour le long terme, quand mon travail et celui de beaucoup de personnes auront permis de comprendre les processus physiques pour pouvoir faire de la prévision.

En tout cas, l'energie apportée par la convection nuageuse sur le continent africain (libération de chaleur latente) semble contribuer pour beaucoup à la croissance energétique de l'onde. Reste à savoir pourquoi cette onde est dans certains cas favorable au re-développement convectif dans la région des îles du Cap-Vert, ce qui en général déclenche l'interaction océan-atmosphère nécessaire à la formation d'un ouragan.

15 avril 2008

Ah!
Aprés 3 semaines de travail non stop j'accepte enfin de prendre l'air avec mes amis....
J'ai pas de photos donc je te redirige tout de suite sur le blog de Rimaille: -->ICI

En résumé c'était une super journée d'escalade en Ariège!

25 mars 2008

22-24 mars: we de Pâques

Ce we y'avait Fraco parmi nous alors il fallait faire un truc!
Du coup nous (Fraco, Claire, Romain, Matth, Clément et moi) sommes allé chercher le beau temps du côté de la Sainte Victoire.

Il a effectivement fait grand soleil mais j'avais oublié que le mistral pouvait être aussi violent...

samedi:
Y'a du vent au taquet au parking des deux aiguilles. Mais jojo en "marcel des excurs" et Clément en "Gunter" ne se dégonflent pas et s'engagent dans le "Grand Parcours"...

C'était pas tout à fait les mêmes conditions météo que lorsque j'avais fait cette voie avec Seb à Noël dernier....

Le soir on a eu un super ciel:


Pendant ce temps Claire, Romain, Matth et Fraco se sont bien amusé dans un secteur surpatiné que je leur avait conseillé... Grishnik...
milles excuses!!!

Puis on s'est retrouvé à Puyloubier pour faire pêter la raclette...

dimanche: le mistral est trois fois plus violent que la veille....
Matth et moi nous lançons dans une grande voie en 3 longueurs au Deux Aiguilles qui nous a calmé pour la journée...
Pendant ce temps là, Claire et Rom taquinent la couenne dans le secteur abrité des "dessous de la Vierge"... un méchant dévers avec quelques dalles abordables sur le côté, ca a l'air cool.
Clément et Fraco se sont aussi gavé dans une grande voie abritée vers le couloir de Suberoques.


lundi
Il neige au réveil....
Sinon le ciel bleu revient rapidement, mais le mistral est toujours extrêmement violent. Les acharnés de l'escalade se creusent la tête pour trouver une solution, mais finalement on fera une rando.

Pour finir, j'ai été choqué sur le chemin du retour par un accident qui a eu lieu entre Montpellier et Narbone... C'est un minibus dans notre sens de circulation qui a traversé la barrière centrale et percuté deux voitures de l'autre côté... quel malheur...

13 mars 2008

AVANT:
APRES:
c'est just pour dire qu'à partir de maintenant je vais me gaver!

10 mars 2008

8 mars:
en réponse à Rimaille: le plan ski c'était grave en place!

Nous étions quatre: Jérôme, Cédric et Bastien, pour faire du ski de rando du côté de Barège.
Merci les conducteurs parce la route était grave longue... et comme on avait oublié les tongues...






02 mars 2008

2 mars: escalade à Roche Ronde (Ariège) avec Fred

topo: ici

On a fait des couennes et on a grillé sous le soleil toute la journée!